Le monde sur le seuil
La création de l’ONU en 1945 inaugura une ère où la guerre est interdite. Pourtant, le monde est toujours ébranlé par des guerres dévastatrices. Au-delà de la nécessité de s’informer, l’individu est appelé développer une nouvelles mobilité intérieure.

25 octobre 2017 · 15 mn de lecture

L’historien et irénologue suisse Daniele Ganser, dans son dernier livre Les Guerres illégales de l’OTAN qui vient de paraître en français, pose la question du droit dans le contexte de la guerre. De fait, la création de l’ONU inaugure une ère dans laquelle la guerre est interdite. Pourtant, le monde est toujours ébranlé par des guerres dévastatrices. Du point de vue du droit, quel seuil se révèle ici, en relation avec le développement de l’humanité?
Pensez-vous que nous sommes, dans la situation mondiale actuelle, à un seuil ?
Daniele Ganser: Pour moi nous vivons un «tournant» ; nous pouvons aussi utiliser le terme de «seuil» ou de «rupture». C’est le sentiment qu’aucune pierre ne reste posée sur l’autre, que les choses se font chambouler, que l’ancien se décompose et que le nouveau émerge.
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