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Le coronavirus

Les coronavirus font partie du quotidien d’un vétérinaire, mais désormais, le coronavirus SARS-CoV 2 a franchi la barrière qui le séparait de l’être humain. Qu’est-ce qu’un virus, comment attaque-t-il l’organisme et comment pouvons-nous y répondre ?

par Georg Soldner

16 mars 2020 · 6 mn de lecture

Image de Fabian Roschka

Les virus sont étroitement liés à l’élément physique de l’organisme. Ils sont constitués essentiellement de la substance du génome et peuvent influencer comme celui-ci le métabolisme des cellules, rendant alors ce dernier étranger à l’organisme. Lors d’une infection, les virus pénètrent dans l’organisme ; celui-ci reconnaît alors qu’ils rendent certaines cellules étrangères à lui-même. Ces cellules, devenues « étrangères », commencent à faire autre chose que servir la globalité. L’organisme se retourne alors contre ces cellules, en vue de les éliminer. Les symptômes de la maladie qui se déclare alors ne sont rien d’autre que la tentative de l’organisme de se débarrasser des cellules infectées, et donc des virus qui les ont pénétrées, par exemple par de la toux, de la fièvre, des mucosités. Quelqu’un qui meurt d’une infection virale peut ainsi être victime de ses propres défenses, dont la régulation est l’expression de la présence du Je dans le corps.

Quand le corps devient un étranger

Plus une personne se trouve déjà, au préalable, dans une situation de distanciation d’avec son corps, plus elle est exposée à cette maladie virale, aujourd’hui le COVID-19. Conformément à la nature, cela vaut particulièrement pour le grand âge, tandis que les os se fragilisent, que la masse musculaire fond ou dans certaines maladies chroniques.

L’infection par le coronavirus peut s’avérer particulièrement sévère chez les personnes de plus de 80 ans, souffrant de diabète de type II ou d’une maladie cardiovasculaire. Moins je suis présent dans mon corps, moins il est, de fait, entièrement pénétré par moi, plus l’infection peut se répandre facilement dans le corps et plus les conséquences peuvent être lourdes. Il faut naturellement prendre en compte la manière dont les choses se passent avec une personne testée positive. Souvent, les malades sont retirés brutalement de leur environnement familier : au début de l’épidémie en Chine, ils ont été traités avec de nombreux autres malades dans des lieux d’accueil improvisés. La médecine conventionnelle n’a ici malheureusement ni médicament efficace ni vaccin à proposer. On fait souvent baisser la fièvre avec des médicaments. Ce qui en revanche peut sauver la vie dans des cas graves, c’est l’oxygénation et l’assistance respiratoire momentanée. C’est pourquoi il est important que les soins cliniques puissent se concentrer au maximum sur les patients gravement atteints.

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