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La vie après la mort du point de vue des sciences naturelles

Il y a cent ans, peu croyaient en une vie après la mort. Aujourd’hui, un tiers de l’humanité en nourrit l’espérance. Les sciences, elles, restent sur une autre voie… à moins que certains indices n’annoncent un changement ?

par Ulrich Weger

11 juillet 2025 · 13 mn de lecture

Illustration: équipe graphique du Wochenschrift das Goetheanum

Nombreux sont ceux qui, aujourd'hui, ont suivi un parcours scolaire normal et vivent avec l'idée que l'Homme est un être biologique et que l'existence de son Moi commence et se termine avec l'apparition et la disparition de son corps. Les données empiriques relatives à cette hypothèse dite d'émergence ne sont toutefois pas convaincantes. Des phénomènes tels que la perte de capacités psychiques après un accident vasculaire cérébral ou la modification de l'humeur psychique après la prise d'hormones ou de psychotropes sont autant de preuves que l'activité psychique va de pair avec l'activité physique (corrélation) – et non que l'activité psychique naît de l'activité physique (causalité).[1] Au niveau physique, nous observons par exemple des événements tels que les taux de combustion des neurones. En revanche, les événements psychiques tels que la sensation de compassion ou d'affection sont une description de phénomène à un tout autre niveau – et décrire ces deux niveaux comme étant similaires serait une erreur de catégorisation. Il n'existe aucun indice empirique ni même aucune preuve que les événements psychiques résultent de processus biologiques.

Si donc le psychique et le physique se côtoient d'abord comme des phénomènes égaux, et si le psychique ne naît pas du physique, il est difficile d'imaginer que l'existence de notre Moi, en tant que phénomène psychique, commence et se termine toujours exactement à l'instant où le corps biologique naît et disparaît. Ce serait en effet une coïncidence à peine imaginable. Mais ceci laisserait supposer qu'un Moi devrait exister même en l'absence d'un corps.

Conversations avec les défunts

Dans ce contexte, les recherches sur la communication avec les défunts et sur la possibilité de réincarnation sont d’une grande importance. On trouve dans cette perspective une multitude de déclarations sensationnelles ; mais il existe aussi entre-temps une solide base de résultats empiriques avec des études académiquement solides et même des travaux de synthèse dans des revues académiques conventionnelles avec évaluation par les pairs, facteur d'impact et référencement par les moteurs de recherche académiques, qui confirment en substance ce que Steiner a déjà fait valoir il y a plus d'un siècle, même sans ces résultats de recherche extérieurs.

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