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Le paysage de lumière : avenir du paysage culturel ?

L’action de l’humain sur la nature est-elle seulement destructrice? Comment appréhender une participation positive de l’être humain dans la nature, avec la nature, à travers les paysages.

par Hans-Christoph Vahle

7 août 2021 · 8 mn de lecture

L’être humain semble aujourd’hui être devenu le plus grand destructeur de la biodiversité de tous les temps. Les médias abondent de nouvelles catastrophiques et le promeneur peut percevoir immédiatement le dépérissement de la vie, s’il observe avec attention les paysages qu’il traverse. La conséquence logique pour le lecteur semble être le rejet de l’industrie, de la technique et de tout ce qui abîme le paysage. L’appel à un retour vers une nature sauvage, qu’il conviendrait de laisser davantage en paix, se fait pressant. Son slogan : « La nature fait pour le mieux et toute seule ! ». Des réactions apparaissent, notamment la pédagogie de la forêt et de la nature sauvage ou la création de grands parcs naturels protégés. L’être humain n’a plus le droit d’y intervenir et on ne lui demande plus de modeler le paysage. Il est tout au plus autorisé à le contempler.

Ce point de vue sur l’être humain – sur nous, les êtres humains – masque le fait que le « facteur humain » n’est pas un indicateur quantitatif (moins il y en a, mieux c’est), mais qualitatif, sous de nombreux aspects. Nous en avons la démonstration dans le domaine des relations humaines, où nous connaissons également cette division très naïve entre bien et mal, vrai et faux ou vice et vertu.1 Nous pouvons détruire la vie humaine, mais nous pouvons aussi la fortifier, la guérir et la soutenir.

Pourquoi cette dimension protectrice de la vie ne pourrait-elle pas s’appliquer au paysage ? Y a-t-il des arguments qui plaideraient pour l’augmentation du « facteur humain », en montrant qu’il n’est pas systématiquement synonyme de destruction mais peut au contraire favoriser la vie et en accroître la diversité ? Il est possible d’appréhender ce facteur si nous entreprenons de « lire » le paysage.

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