Les quatre éthers : prendre conscience de la vie
Enno Schmidt s’entretient avec Birgit Ebel sur l’éthérique. En anthroposophie, les éléments (terre, eau, air, feu) reflètent quatre forces d’éther. Les reconnaître à l’œuvre dans l’être humain ouvre des facultés inédites et l’accès à une autre dimension du réel.

29 août 2025 · 20 mn de lecture

Enno Schmidt : On note un nombre croissant de manifestations consacrées à l'éthérique. Tu t'intéresses depuis de nombreuses années à son étude. Pour quelles raisons de plus en plus de personnes souhaitent-elles se pencher sur ce sujet ?
Birgit Ebel : La vie cherche aujourd’hui un chemin vers la conscience. Nous qualifions le temps de travail de « temps de vie », nous parlons de la qualité de la vie, de la Terre comme d'un organisme vivant. Ce n'était pas autant le cas auparavant. Nous avons davantage conscience que c'est « notre » vie. Cela concerne également la question du sens à donner à la vie, qui n'est pas seulement accessoire. Nous sommes également de plus en plus confrontés à des forces destructrices : le monde numérique, les menaces qui pèsent sur le monde. Où trouver les forces constructrices, fédératrices ? Élaborer des approches de l'éthérique nous aide à avancer dans cette voie.
L'être humain a un corps éthérique, tout comme les plantes et les animaux. Le corps éthérique rend donc la vie possible ?
Oui. Le corps physique n'est que le réseau dans lequel les substances s'accumulent. Il n'y a pas de vie, il n'y aurait rien de vivant sans l’éthérique. Le corps physique n'est que le corps de forme.
Le cœur ne battrait-il pas sans l'action des forces éthériques ?
Le cœur est l'organe éthérique par excellence. Le sang est comprimé dans les ventricules, puis s'écoule avec une grande force et une grande vitesse à travers elles. Contraction et expansion ! C'est un processus d'éthérisation. Dans le monde physique des objets, nous nous heurtons à des limites. On ne peut aller plus loin. Le principe de l'éthérique est une collision qui libère quelque chose pour avancer. Cette collision est présente dans tout ce qui a trait à la vie. Lorsque je marche, le sol m'offre une surface sur laquelle je prends appui, il crée une contre-force et une poussée. Ainsi, je ne ressens pas mon poids de soixante kilos comme tel. Lorsque je porte un sac de ciment, je ressens ses quarante kilos comme un poids plus important. C'est aussi le cas de notre entretien. Tu es une autre personne, tu m'écoutes. C'est la contrepartie que tu m'offres.
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