Des fenêtres sur la paix
Un entretien avec Friedrich Glasl, chercheur sur les conflits et la paix, consultant en médiation, après un an de guerre en Ukraine. Entretien mené par Wolfgang Held.

7 avril 2023 · 14 mn de lecture

Un an après l’attaque de la Russie contre l’Ukraine et le début de la guerre, des êtres humains continuent à tomber. Quel est votre bilan de la situation ?
Friedrich Glasl : Où est la diplomatie ? C’est à devenir fou ! On ne pense qu’en termes de logique militaire. Je ne dénie absolument pas à l’Ukraine le droit de se défendre, mais j’en appelle aux alternatives qui existent. Il est inconcevable que le monde entier assiste à cette tuerie, à ce carnage sans rien faire. Beaucoup de pays sont concernés, ils sont impliqués dans ce conflit au-delà des questions éthiques et morales. Les hostilités ne se limitent pas à ce que montrent nos écrans, nous sommes tous concernés, tant sur le plan économique, social, et politique qu’écologique. Elles ont des répercussions sur le monde entier. C’est pourquoi il est si difficile de comprendre le rétrécissement du regard, le resserrement de l’horizon temporel. Nous suivons les informations pour savoir qui a remporté telle petite victoire militaire, l’avancée du Z ou la présence du drapeau bleu et jaune. C’est comme un film de guerre, à la différence qu’il ne s’agit pas d’une fiction, mais de la réalité.
Pourquoi ne parvient-on pas à entrer dans le jeu diplomatique ?
Cet article est réservé aux abonnés PREMIUM
Inscrivez-vous et abonnez-vous pour lire cet article et accéder à la bibliothèque complète des articles réservés aux abonnés PREMIUM.
S’inscrire maintenantVous avez déjà un compte ? Se connecter
Vous aimerez aussi





